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B-M
Au bord d'une départementale, je rejoins
Mère Nature et Père Ciel. Je les ai contemplés entre deux bornes à vélo puis, pour mieux les voir, je m'assois sur une motte de terre au bord de la route. J'éteins ma musique et je les observe,
je reste bouche bée et je m'émeus devant ce sublime théâtre !
Je ne saurais décrire avec précision ce paysage tellement il est somptueux. Il ressemble à un bijoux rare, un objet précieux, fait d'émeraude pure de l'herbe fraîche, de topaze brut de la forte
terre et de saphir profond du ciel sans nuage, et chacune de ces pierres forment un cristal unique : la Terre.
Je scrute donc ces plaines sans fin qui laissent apparaitre des collines abritant des habitations campagnardes ou des forêts. Soleil brille et pose sa plus belle lumière, tel un projecteur dans
ce cinéma naturel où je suis le seul public.
Et derrière moi se tient une usine, je l'ignore car elle est indigne d'intérêt. L'Homme s'obstine à faire pousser ces bâtisses hideuses comme des champignons toxiques. Ces bâtiments ne dégagent
aucune sensibilité. Je me retourne donc vers les arbres, seules constructions magnifiques sur cette terre, plantés au milieu des feuillages et des buissons.
Rempli de ces émotions uniques qu'aucun script hollywoodien ne peut remplacer, je me lève, les yeux émerveillés, et je repars à vélo en promettant à Père et à Mère que je reviendrai ici, au bord
de cette départementale...
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