Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 18:52




J'ai retrouvé il y a peu un texte perdu. Ecrit l'hiver dernier, je voulais le reprendre, mais à force de le repousser, je l'ai totalement oublié. Voici donc la suite du texte Muse, texte qui prend ici une tournure plus personnelle.


J'ai finalement trouvé ma muse, ma composition prend forme. Pourtant, alors que je m'apprête à sais ircette relique, un sombre brouillard commence à auréoler l'objet. Je fronce le regard, c'est le sujet interdit, celui dont je me suis promis de ne plus parler : l'amour.
Ma main tremble, j'hésite à écrire ce que je ressens. Après des textes m'ayant fait perdre l'amitié de certaines personnes, j'avais décidé de taire mon cœur pour qu'il arrête de chanter. Pourquoi écrire les choses alors que je peux les dire ?
Malheureusement, je cherche l'inspiration, or cette forêt est en réalité les terres bannies et oubliées. Le thème de l'amour, ce favori, avait été jeté aux oubliettes, je m'étais persuadé que jamais plus je ne devais exhiber mes émotions. 
Je pose lentement mon stylo, le manche de cet instrument épique s'est couvert de pointes acérées. Je regarde autours de moi : les arbres merveilleux se métamorphosent et prennent des formes monstrueuses, le ciel s'assombrit, l'herbe meurt et la douce clairière devient antre des ténèbres. Des hululements inquiétants sortent de l'ombre comme des corbeaux au vol lourd et monotone. Ces bruits, ces ricanements invisibles, m'envahissent et troublent mon esprit. Je plonge ma tête dans mes bras. Je faiblis dans cet amour que j'avais condamné.
Comme pour me punir, il me met dans l'embarras. Que dois-je faire ? Las, je veux écrire mais je ne suis pas inspiré. Perdu, je ne vois qu'un thème mais je dois me taire. Je m'entends bien avec elle pourtant je ne veux rien gâcher. Je l'aime mais je ne parviens pas à le lui dire, je crains sa réaction. C'est justement pour éviter ce dilemme infernal que j'avais abandonné l'amour. Sa forêt nous apparaît luxuriante mais elle nous poignarde quand on avance trop hâtivement.
Je ne veux plus de précipitation, j'arrête ! J'ai dit mon amour, je ne poursuis pas, je passe à autre chose. J'ai vu ma muse, je m'en détourne, qu'elle reste où elle se tient. Je passe mon chemin et je tente d'effacer définitivement cet endroit. Je déchire la feuille et jette mon stylo au loin.
Je dois lui dire, voilà tout.

 
Par Alundra - Publié dans : Textes - Communauté : Loisirs & Passions
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Profil

  • Alundra
  • Blog de Alundra
  • Homme
  • 09/10/1991
  • Artiste Photographie Littérature Ecriture Passion
  • Il y a tant de choses qui nous touchent ; et l'âme brassée par la vie a tant de choses à dire. Fermons notre corps et ouvrons notre esprit. Imagination, impressions, émotions, sentiments : tout ceci est retranscrit par l'expression.

Catégories

Parce que dans la vie,

Il y a tant de choses dont on veut parler, mais dont on arrive pas à en tirer un traitre mot.
Parce qu'il y a tant d'inégalités ou de bonheurs sur Terre, on doit y penser.
Parce qu'il y a tant d'absurdités et de vérités, on doit les montrer.
Parce qu'il y a tant d'injustices et d'horreurs, on doit en parler.

Parce qu'il y a tant de sujets à énoncer, de réflexions à faire et à partager, d'avis à confronter et à accepter....

Mais ma voix s'étouffe dans les cris des barbares qui veulent que je me taise.

Recommander

overblog

Derniers Commentaires

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés