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B-M
Contrôle continu de stylistique : écrivez-un texte et faîtes une analyse selon les points vus en cours.
J'oublie pour vous le poids du devoir et vous partage l'écrit.
Je t'implore, ciel, tu as été témoin de mes murmures nocturnes. Reviens à moi, voûte lointaine, et rappelle moi les tourments du passé ! Je t'ai confessé mes peines quand j'étais dans la plus grande solitude. Maintenant que je vais mieux, montre-moi mes souvenirs, je t'en prie. Laisse-moi analyser les pas de cette errance, que j'en retire un quelconque apprentissage.
Les nuages se dispersent et un trait lumineux éclaire l'herbe vacillante. Une voix d'outre-terre s'élève. Elle me dit ces phrases :
« Que je te ramène ton passé ? Rêveur, tu veux donc redevenir un marcheur de l'ombre ? »
Et je lui réponds que c'est bien de cela qu'il s'agit.
Les nuages se forment à nouveau et s'obscurcissent. Je me demande ce qui se passe lorsque, soudain, la voix invoque les fantômes de la mémoire. Il leur ordonne de venir au plus vite et de se charger de tout ce qu'ils possèdent. Le vent s'agite et la masse nébuleuse devient de plus en plus chaotique. La voix, plus grave encore, m'invite à observer le tourbillon des ténèbres :
« Maintenant vois, Marche-ciel ! Vois les jours sombres dans le cauchemar qui renaît ! »
Un éclair, je ne suis plus de ce monde. J'entends le ciel qui raconte.
« C'était il y a quatre ans que tout débuta, écoute maintenant.
Tu n'étais qu'un jeune garçon qui n'avait que peu d'expérience. Cependant, tu connaissais déjà l'amour : tu savais les peines qu'il causait, tu en avais fait souffert. Et un jour arriva une fille. Vous vous aimiez, tu étais heureux, persuadé que tes sentiments seraient comblés. Quelle fut ta peine lorsque la tempête vint détruire ce paisible transport ! Et qu'elle en fut la cause ? Toi même, tu n'en sus rien, tu imaginas que ce n'était pas la bonne personne. Mais il se déroula la même chose pour une autre fille, puis une autre et ainsi de suite. Perdu dans ce labyrinthe d'émotions, ton cœur fut meurtri par les multiples sirènes qui bordaient l'océan de ton trouble. Après le déchirement du premier naufrage, tu cherchais en vain un îlot pour te sauver. Et en allant de sirènes en sirènes, tu accumulas la fatigue. Sensible, tout cela te blessa. Voici ce que tu avais crié un soir où tu te promenas : « Eh quoi ! Je souffre simplement des paradoxes humains ! Traîtresses, vous me volez l'amour que je porte pour vous et comment me le rendez-vous ? En humiliations, en morsures fatales mais en aucun cas en sentiments réciproques. Que je chante mon amour ou que je me taise, que je sois gentil ou que je sois mauvais, vous vous jouez de moi. Vipères, muses démoniaques, succubes que vous êtes ! Oh vous vous plaignez des hommes, alors je m'adapte à vos plaintes. Mais je ne suis qu'un ami, et ça vous le dîtes alors que les promesses sont déjà échangées. Alors comme ça vous promettez sans sincérité ? Et vous vous plaignez que les hommes ne sont pas sincères ?! J'ai beau avoir réussi dans certains domaines, mes amours sont désastreux... ». Et à cela, tu ajoutas... »
Mon cœur ne s'en remettra jamais. Alors que je conclus cette histoire en même temps que le ciel, je reviens dans cette plaine vierge. Le tourbillon se calme, je respire un grand coup. Je tressaille, l'effroi de ces tourments et de cette fatigue me revient et s'échappe tout aussi vivement. Je me passe la main au visage tandis que le ciel se tait.
Et la peine reste. Mais la vie n'est pas dans l'amour. Si c'était le cas, je serais mort.
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